Après l’été, une rentrée déjà sous pression pour la FIPEQ-CSQ

17 juillet 2026

La fin de l’été ne signifie pas la fin des défis pour le réseau de la petite enfance. Entre les nouvelles mesures gouvernementales, les consultations et la préparation de la rentrée, les prochains mois s’annoncent bien remplis.

Par Léanne Fiset-Gingras, conseillère aux communications

Une année qui s’annonce exigeante

Même si l’été constitue une période de transition, les intervenantes en petite enfance préparent déjà la prochaine année. Pour Anne-Marie Bellerose, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, la rentrée ne sera pas de tout repos.

« On pense parfois que ce sera une année tranquille lorsque nous ne sommes pas en négociation, par exemple, mais je n’en ai jamais vu », affirme-t-elle.

Au cours des prochains mois, la fédération suivra notamment les effets de Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec et l’intégration officielle des services éducatifs en communauté dans le réseau par le gouvernement.

Des consultations jugées insuffisantes

Selon Mme Bellerose, les changements administratifs se poursuivent sans interruption, peu importe la période de l’année.

Elle estime également que les consultations gouvernementales demeurent exigeantes pour le réseau. Bien qu’elle reconnaisse certains allégements apportés récemment, elle juge que les délais accordés aux organisations pour répondre aux demandes sont souvent trop courts.

La fédération souhaiterait être davantage consultée en amont des décisions, notamment par l’entremise de groupes de discussion et de périodes d’échange, permettant une participation plus significative, plutôt que par simples échanges de courriels pour commenter les modifications à venir.

Préparer la rentrée

À cela s’ajoutent les préparatifs de la rentrée : les équipes en CPE et les responsables en services éducatifs (RSE) en milieu familial régi et subventionné doivent transférer le matériel des enfants, préparer les nouveaux groupes et planifier les activités pédagogiques de l’automne.

Plusieurs intervenantes effectuent une partie de ce travail en dehors de leurs horaires habituels, et ce temps n’est pas toujours rémunéré selon les milieux. Malgré ces défis, le réseau poursuit sa préparation afin d’assurer une transition harmonieuse pour les enfants et les familles.